Le mythe du "marché africain"
Il n'existe pas. Il y a 54 marchés, 1500 langues, des écarts de pouvoir d'achat de 1 à 30. Tout produit qui se prétend "pensé pour l'Afrique" sans préciser pour qui exactement est déjà à côté de la plaque.
Trois contraintes que nous prenons au sérieux
Le réseau n'est jamais acquis. Une connexion 3G instable est notre cas par défaut. Pas le mode dégradé. Le cas par défaut. Cela force à concevoir offline-first, à compresser au maximum, à éviter le tout-React-pesant côté client.
Le mobile est l'ordinateur principal. 87 % des utilisateurs ne verront jamais notre site sur un grand écran. Nos maquettes commencent en 360 px. Le desktop est l'extension.
Le paiement est local. Stripe ? Très bien pour la diaspora. Mais sur le terrain, c'est Orange Money et MTN MoMo. Et un bouton "Payer" qui ne propose pas ces deux options perd 90 % des conversions.
Ce que nous évitons
“Les "best practices" venues de la Silicon Valley, recopiées sans interrogation.”
L'authentification par email magique ne marche pas quand l'inbox de l'utilisateur est saturée. Le SMS reste roi pour les flots critiques. L'onboarding en 5 étapes avec animations Lottie pèse 2 Mo et fait fuir 40 % des nouveaux utilisateurs en zone semi-rurale.
Notre méthode
Tester en local, sur de vrais téléphones, avec une vraie connexion. Pas en lab. Pas avec des throttlers Chrome. Sur le terrain. C'est la seule manière de découvrir que votre splash screen prend 14 secondes à charger.
Écrit par Almouchafaou
Cofondateur, Amiral Studio



